Organisation de la Gendarmerie

A la tête de la Gendarmerie se trouve la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (DGGN). La Gendarmerie est essentiellement constituée de la Gendarmerie départementale (protection des personnes et des biens, police judiciaire) et de la Gendarmerie mobile (chargée du maintien de l’ordre) mais aussi de forces complémentaires (garde républicaine, GIGN, etc.).
Depuis 2009, elle dépend essentiellement du Ministère de l’Intérieur.

La Gendarmerie départementale (GD)

motard de la gendarmerieC’est elle que l’on rencontre au quotidien. Elle remplit des missions très variées comme l’assistance et le secours, le contrôle de la circulation routière, les enquêtes judiciaires, etc. Dans le cadre de ses missions de police administrative, elle participe à la prévention des troubles à l’ordre public. Son organisation est calquée sur l’organisation administrative de la France.

La région de Gendarmerie départementale correspond à la région administrative.
Le groupement de GD correspond au département.
La compagnie de GD correspond à l’arrondissement.
Enfin, les unités de base de la GD sont les brigades territoriales (BT), à l’échelle du canton, qui fonctionnent de manière autonome ou qui sont regroupées en communautés de brigades (COB).

Pour assurer ses missions, la Gendarmerie départementale dispose d’unités spécialisées :

  • un Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie (PSIG) par compagnie qui vient en renfort des brigades, pour augmenter le nombre de patrouilles affectées à la surveillance générale ou pour faire face à des situations particulières (interpellation de malfaiteurs, accidents, etc.).
  • un Escadron Départemental de Sécurité Routière (EDSR) par groupement (composé entre autres de motards) chargé de la surveillance du réseau routier ;
  • des unités de recherches (Brigades de Recherches au niveau des arrondissements, Brigades Départementales de Renseignements et d’Investigations Judiciaires au niveau des départements et Sections de Recherches au niveau de la cour d’appel) constituées d’officiers de police judiciaire et chargées exclusivement de missions de police judiciaire (opérations de police technique, enquêtes importantes concernant la moyenne et la grande délinquance, etc.).

Des réservistes de la Gendarmerie départementale participent aussi au quotidien au renforcement des unités de Gendarmerie départementale.

La Gendarmerie mobile (GM)

GENDARMREDIMLa GM a pour rôles le maintien et le rétablissement de l’ordre public (par exemple, c’est principalement la Gendarmerie mobile qui intervient lors des manifestations) mais aussi la sécurité générale (lutte contre la délinquance, recherches, etc.). Ses unités de base sont les escadrons, au nombre de 108 (il y a en ce moment des dissolutions d’escadrons : ce nombre peut varier).
A l’échelon hiérarchique supérieur se trouvent les groupements de GM, composés de 4 à 7 escadrons, qui sont eux-mêmes regroupés dans le cadre des sept zones de défense et de sécurité qui découpent le territoire métropolitain. On distingue la GM de la GD grâce à la couleur des galons de leurs personnels : galons jaunes en GM, galons blancs en GD.

La Garde républicaine

Implantée en région parisienne, la Garde républicaine est constituée d’un régiment de cavalerie et de deux régiments d’infanterie, comprenant un escadron motocycliste (c’est-à-dire des motards). Elle comprend aussi un chœur et un orchestre.
Elle remplit des missions de sécurité et d’honneur au profit des instances gouvernementales et des hautes autorités de l’État.

Le GIGN

Le Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale a été créé en 1974. Le GIGN est une unité d’élite. Les missions du GIGN sont la lutte antiterroriste (par exemple la libération des passagers de l’Airbus pris en otage par le GIA, à Marignane, en 1994), la neutralisation de forcenés et l’arrestation de personnes dangereuses.